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Nadia Ramassamy, candidate aux élections régionales
La candidate “AMPR” a officiellement annoncé, hier soir, sa candidature pour les échéances de mars 2010.
Tout le monde se souvient de son parcours aux régionales de 2004.
À la tête de l’AMPR (Avenir meilleur pour la population de la Réunion), Nadia Ramassamy avait terminé à la quatrième place du classement général, derrière les mammouths (certains diront dinosaures) du Parti Communiste, de l’UMP et du Parti Socialiste, avec pas loin de 17 000 suffrages à son crédit.
Six ans plus tard, elle se présente à nouveau avec toujours l’humain au coeur de son message politique. Médecin de son état, cette jeune femme, maman de quatre enfants, est tous les jours confrontée à la dure et triste réalité de la vie, et tant de désolation ne peut la laisser insensible.
“La situation sociale est catastrophique et l’humain est mis à mal”, résume celle qui fut vice-présidente du conseil général à la fin des années 90. Et de rappeler que l’île compte actuellement 120 000 illettrés, que plus de 30% de la population active est au chômage et que 15 000 licenciements sont à prévoir dans un avenir proche, dans le BTP.
À qui la faute ? “Aux élus qui impulsent la vie politique depuis de nombreuses années. Qu’ils soient de droite ou de gauche”, rétorque Nadia Ramassamy. Des élus qui ne tiennent pas leurs promesses, qui se lancent dans des dépenses somptuaires, inconsidérées, dans des projets capricieux.
La tête de liste “AMPR” n’a rien contre les grands travaux structurants, susceptibles de relancer la commande publique, mais elle estime qu’il faut le faire avec discernement et sa priorité en la matière, reste la route du littoral.
Mais sa mission majeure est de “répondre à l’urgence sociale en privilégiant les mesures à court terme.” Autrement dit : créer des emplois, faire face à la crise du logement, améliorer le pouvoir d’achat.
“Pour l’emploi, il faut arrêter l’hécatombe des fermetures d’entreprises. Notre objectif est de construire 5 000 logements par an, tandis qu’en favorisant la production locale, on peut soigner le pouvoir d’achat.”
Cette “femme de coeur, charitable et à l’écoute” comme la définit un de ses colistiers veut aussi moraliser la vie politique. “Il existe une crise de confiance entre la population et les élus”, affirme-t-elle. Lesquels élus ne doivent plus se présenter aux élections dès lors qu’ils ont fait l’objet d’une condamnation.
Combien sont prêts à prendre cet engagement ?
A. J.
(CLICANOO.COM | Publié le 2 décembre 2009)
Mis à jour (Vendredi, 05 Mars 2010 15:50)
